Deux braves « Morts pour la France »

Ce site est dédié à la famille Zaleski qui a été précipitée, comme tant d’autres, dans la tourmente de la Guerre 14-18. Ce devoir de mémoire est une démarche qui s’est imposée à moi. L’abondante correspondance et les archives, que j’ai recueillies par hasard, sont un témoignage historique inestimable qui ne peut ni ne doit se désagréger dans l’oubli. Mon intention est de raviver l’histoire de ces deux malheureuses victimes de la Grande Guerre qui n’ont pas hésité à donner leur vie pour la France. Et ainsi, pourquoi pas, retrouver un descendant attaché à ses racines à qui transmettre l’histoire familiale.

Je vous invite donc à faire connaissance avec Camille, Maxime et Charles Zaleski à travers cette correspondance très riche (de 1914 à 1916) et suivez-les en garnison, en permission, au front, jusqu’à l’heure du dernier assaut. Charles est évoqué dans presque toutes les lettres, mais très peu sont écrites de sa main. 

Découvrez ensuite le carnet de bord. À la fois journal intime épistolaire (hélas !, trop bref) et carnet de notes très précis sur l’instruction d’un sous-officier, il livre les pensées d’un aspirant caporal, sa foi en Dieu, ses considérations sur le conflit et ses supérieurs, et cette envie de trouver de la beauté là où elle s’est évanouie. Il retrace les marches, les cantonnements, les hésitations des supérieurs, la solitude, les souvenirs et ce besoin si grand de recevoir du courrier. Ce carnet a été retrouvé sur le corps étendu de Maxime, tué par une balle ennemie sur le champ de bataille.

Les frères Zaleski achevaient leurs études quand la France a eu besoin de ses enfants. Ils avaient la vie devant eux, une carrière toute tracée. Le premier dans le droit, le second dans l’agriculture. Mais à aucun moment ils n’ont hésité ! En dignes petits-fils du poète polonais exilé Bohdan Zaleski, ils vouaient à la France un amour ardent et fidèle. Ils étaient prêts à mourir au Champ d’Honneur pour la France, cette « seconde sœur ».

Aujourd’hui est un grand jour pour ces braves dont le sacrifice s’est dilué avec les années et les déménagements, comme ces photos ternies, jaunies, moisies, salies, écornées, dont le papier s’effeuille, comme en saison d’automne.

À Maxime et Camille…

Puisse votre souvenir grignoté par les rats et le temps
ne plus jamais se consumer dans une cave moisie.

Puisse votre vigueur abattue par le feu et le sang
ne plus jamais être pétrifiée dans l’oubli enseveli.

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Nathalie Gendreau

 

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