15/01/1915 – Lettre de Maxime à Camille

Maxime ronge son frein. Il aspire à rejoindre son frère Charlot, dans le Nord, pour en découdre avec les Boches, au lieu d’être cantonné à faire des manœuvres du côté de Chartres.
Chartres,
Mon cher Kinkin,
Merci pour ta photo. T’as pas l’air bleu du tout. Hardie, la Classe 15… et vite, au travail !
J’ai changé de régiment. Me voilà au 102, tout près de Paris. Il est vrai que je n’ai pas encore profité, mais demain pourtant, je serai en permission.
On travaille ici énormément. Je reviens d’une marche d’un avant-poste. Tu ne peux te figurer comme c’est fatigant d’être chef de petit poste la nuit, dans les bois. Ah ! J’apprends à me débrouiller.
Mon départ prochain ou lointain ! Je n’en sais rien. On traîne, voilà tout. Je m’ennuie ici, et puis au cantonnement je ne suis pas fameusement logé.
Mon seul désir est d’aller rejoindre Charlot, là-bas, dans le Nord.
À bientôt, un mot de toi, frérot, et accolade la meilleure. Maxime.
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