12/02/1915 – Journal intime de Maxime

194e jour de guerre. Maxime livre ses impressions : elles sont loin d’être bonnes. L’exaltation de l’idéaliste est restée à Chartres, à la caserne.
Vendredi 12 février. On bat en retraite. Au début, on s’imagine aller au feu, dans les tranchées. On marche, on marche, en pleine neige et boue. Ça se traîne la colonne. En route, hardi les gars ! Ils se plaignent beaucoup. Ah ! non, c’est pas avec des poilus pareils qu’on prendra Strasbourg.
En avant, à 7 heures du soir, on touche enfin au cantonnement. Il fait froid. Première nuit dans la paille parmi les poilus, on s’écrase, on me piétine. Zut, zut. Cette vie me dégoûte.

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