07/03/1915 – Journal intime de Maxime

Dimanche 7 mars 1915. Avant-dernière lettre de Maxime. Le lendemain, il donnera la charge. Si près des lignes ennemies, il dit distinguer le sifflement des obus de celui des oiseaux. Mais la douleur est partout…
Un mot de mon trou, mes parents chéris. Me voici un vrai poilu. Je suis terré à 100 mètres des Boches. Les obus passent et repassent en sifflant au-dessus de nos abris et les oiseaux sifflent un doux accompagnement.
Aujourd’hui ou hier soir plutôt, ça été mon baptême du feu. Je m’y ferai, quoique ça soit très énervant. De la douleur partout, des cadavres près de soi, et une demi-gaité pourtant, malgré la boue et la pluie.
Bons baisers mes parents chéris. Si on ne donne pas d’assaut, j’ai de grandes chances de vous lire bientôt lors de mon retour au cantonnement.
Danger perpétuel maintenant, confiance quand même. Adsum, mes parents chéris.
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