27/03/1915 – Lettre de Jeanne à Camille

La famille ne sait toujours pas le décès de Maxime. Jeanne garde espoir de revoir ses trois frères après la guerre. Camille tarde toujours à écrire. La peine de Jeanne transparait dans la lettre.
JeanneMatha, Pensionnat libre
Mon cher petit Camille,
Pourquoi tant tarder à m’écrire ? Je m’inquiète à ton sujet et suis à me demander si tu es toujours à Pontarlier. Hélas, ton tour de partir au feu est aussi rendu. J’espérais tant que la guerre serait terminée avant ! Courage donc, mon petit frère, tu va suivre tes aînés. Vivons dans l’espoir que Dieu nous protègera et vous ramènera tous trois à nous qui vous aimons tant. Je ne puis croire que tu serais parti déjà sans m’avoir prévenu par un mot. Écris-moi vite et reçois de ta petite sœur les plus affectueux baisers. Jeanne.
Nos vacances auront lieu le samedi avril. Tu peux donc m’écrire encore à Matha.
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