Carnet de notes

Maxime est au Mans. Il s’achète un petit carnet noir chez Joniaux Barbier. Il souhaite y consigner son instruction de sous-officier. Il commence par son emploi du temps établi sur une semaine, du 9 au 14 novembre 1914.

Instruction militaire

Lundi
7h15-8 h30 : explication de théories le lundi et mardi par le Lieutenant L’Heureux.
8h30-8 h45 : gym sans équipements.
9h-10 h : Étude de théories et récitation.
Formations contre feu infanterie et artillerie — Passage crête — les allo, côte 103.
Mardi
7h15-8 h30 : conférence du Lieutenant Godet.
8h30-8 h45 : gym sans équipements.
9h-10 h : Étude de théories et récitation.
Section poste d’avant-garde (route de Laval).
Mercredi
7h15-8 h30 : explication de théories le mercredi et jeudi par le Capitaine.
8h30-8 h45 : gym sans équipements.
9h-10 h : Étude de théories et récitation.
Organisation lisière d’un bois. Bois de Pannecière, côte 124.
Jeudi
7h15-8 h30 : conférence par  L’Heureux sur la topographie.
8h30-8 h45 : gym sans équipements.
9h-10 h : Étude de théories et récitation.
Tir à Pontlieue à 12h30. Section chargée d’opérer une réquisition.
Vendredi
7h15-8 h30 : explication des théories du vendredi et samedi par Godet.
8h30-8 h45 : gym sans équipements.
9h-10 h : Étude de théories et récitation.
Placements, grand-garde et petits postes + correspondants (Les Ouches).
Samedi
7h15-8 h30 : conférence par le capitaine, services en campagne tactique.
8h30-8 h45 : gym sans équipements.
9h-10 h : Étude de théories et récitation.
Tir à Pontlieue à 14h. Mesures diverses à proximité.

Les élèves-chefs de section à l’exercice fournissent le lendemain matin un compte rendu réglementaire et croquis à 1/80000e.
L’exercice indiqué comportera, suivant le terrain, exercices annexes, attaques, feux, tranchées, etc.

Lundi : titre 1, art 4 et 5 (ordres) ; titre 2, nos 102 et 03 (inspection armes)
Mardi : tirailleur au combat.
Mercredi : service campagne, titre 2 art 4,16 à 18.
Jeudi : service campagne, art 20 à 26.
Vendredi : service interne 91 à 96.
Samedi : tir première partie, chapitre 2, art 32 à 36 et pénétration des projectiles.

Art 4 : Infanterie disciplinée et manœuvrière.
Réservistes peu disciplinés. Leur donner des ordres clairs et peu fréquents ; après avoir donné un ordre, aller voir s’il est exécuté.
Art 4 et 5 : La liaison — geste et ordre.
2 portes de commandement à voix : préparation et exécution. Utiliser le commandement au geste plutôt qu’à la voix. On comprend mieux les ordres courts, clairs et précis.
Courts, car c’est plus facile à retenir.
Clairs pour qu’un paysan comprenne.
Pas donner d’ordres multiples pour ne pas affoler la troupe ;
Différence entre commandement et ordre.
Commandement implique simultanéité et exécution avec ensemble.
Au combat, la compagnie manœuvre au moyen d’ordres. Agent de liaison par section auprès du capitaine.
Sur champ de manœuvre, le capitaine lance des commandements et non plus des ordres.
Art 5 : La liaison — à voir plus tard.
Signaux à convenir avec patrouilles.
Apprendre les articles 113,14, c’est-à-dire l’inspection des cartouchières.
Puis tirailleur au combat (mouvement, feux, outils). Le tirailleur va en rangs serrés pour qu’on ne s’écarte pas et que le chef ait ses hommes dans la main.
Chapitre 1 et 2 : notre brigade de réserve est à 4 régiments au lieu de 2.
À savoir : 3 ré. + bataillon chasseurs, 2 ambulances par division, 1 groupe de 100 brancardiers, poste de secours régimentaire.
Titre 2) Du service en campagne
Des ordres : ex. : direction de l’ennemi, attaque générale sur rive de l’Aisne avec 3e armée. 1re division et 2e à l’attaque. 2e corps en réserve. Point de ravitaillement.
Pas dire : j’ai vu l’ennemi. Dire qui, quand, où, comment (ce qu’il faisait).
Titre 3) Explorations : ce sont les divisions de cavalerie indépendante avec artillerie montée (batteries volantes, compagnies cyclistes). Elles vont en avant pour garder les points d’appui ; puis, l’escadron de découverte et les officiers en patrouille.
Titre 4) Sûreté (pour samedi)
Sûreté de première ligne : cavalerie de première ligne, escadron divisionnaire le service de sûreté par infanterie, éclaireurs de remonte, 12 cavaliers par régiment.
Protection immédiate des colonnes : 1/4 ou 1/6 pour se couvrir, 1 régiment par 1 bataillon. 1 brigade par 1 bataillon. 1division par 1 régiment.
Ce régiment d’avant-garde dépêchera en tête 1 bataillon, qui détachera 1 compagnie en pointe. Il restera 2 bataillons au gros de l’avant-garde.
Il faut envoyer en avant pointe des éclaireurs. Il faut se couvrir 4 km avant le gros pour le préserver des canons.

Fonctions des lieutenants (Service interne — art 91 à 96 — page 766)
Les sous-lieutenants sont à disposition du capitaine qu’il leur confie sous son contrôle les parties de l’éducation militaire qu’il ne se réserve pas et les emplois à des contrôles. Pour tout ça, leur autorité s’étend à la compagnie tout entière. Il faut connaître les hommes. Entretenir Goret du service. Stimuler les initiatives des hommes, pousser l’exercice de la rigueur, allure militaire, résistance aux fatigues.
Commandement de compagnie à l’improviste : emplois spéciaux pour les distraire de la compagnie.
Rassemblements (art 92) : c’est le plus ancien Lieutenant qui préside au rassemblement. Il fait faire l’appel et passe l’inspection. Il rend compte au capitaine. Les rassemblements prématurés sont interdits. Il faut se ressembler vite.
Ordinaire (art 93) : le plus ancien lieutenant a la surveillance directe de l’ordinaire avec le capitaine. Si la compagnie forme plusieurs ordinaires, chaque officier surveille celui de sa fraction ; il veille aux détails d’achat, de distribution, d’après les ordres du capitaine. Il s’assure que le sergent-major inscrit chaque jour sur le livret d’ordinaire les dépenses de sa journée et les quittances sur le livret. Il vérifie et arrête le livret le premier jour de chaque mois. Il passe dans les cuisines.
Adjudants-chefs, cadre complémentaire (art 95)
Affectés par le colonel dans les compagnies où il y a des vacances d’officiers de longue durée. Pas de mutation pour ces adjudants-chefs là. Seulement avec l’ordre du général corps d’armée.

Cours de Godet (Service interne — page 678)
Signature sur carnet d’ordinaire du médecin en chef (pour infirmiers) et cuisinier-chef. L’adjudant-chef complémentaire remplace l’officier s’il n’y en a pas.
Instruction du tir
Instruction technique du tireur, page 95 : le petit doigt couvre à 70 mètres un homme et à 100 mètres un cheval.
Appréciation par le son : pour 1 seconde, compter jusqu’à 7.
Utiliser le terrain. C’est gagné en marchant le plus de terrain possible sans tirer et surprendre.
Dès 400 mètres de l’ennemi, il faut traverser la zone dangereuse par petits bonds et aller ainsi d’abri en abri.
Pénétration des projectiles
Arbres, sous un couvert on peut tirer, car il n’y a plus de fumée pour vous démasquer. Les murs sont impénétrables, mais les éclats de pierre en sont dangereux.
1 m d’argile — 80 cm de terre — 68 cm de diamètre d’arbre — mur de 15 cm — 1 mm d’acier.
Les éclats ont un angle de 17°. 10 cm de terre suffisent pour se protéger contre les éclats obliques.

Organisation de l’armée
Armée de terre : active — réserve — territoire — réserve territoriale
Dans l’armée active : combattants et non combattants, affectés à un service, intendance, administration, et les auxiliaires.
Unité tactique de l’armée : bataillon.
Unité administrative : compagnie.
Président de la République, ministre et Conseil suprême.
21 régiments en 2013.
Armée coloniale est distincte de l’armée territoire. Elle est répartie dans divers ports et colonies.
Subdivisions de régiments avec un général à la tête.
Corps d’armée : 2 ou 3 divisions d’infanterie à 2 brigades, à 2 régiments.
1 régiment de cavalerie de corps.
1 brigade d’artillerie à 3 régiments. 1 de corps et 2 divisionnaires, à 4 groupes de 3 batteries dans le corps et 3 groupes dans  divisionnaires.
1 bataillon de génie, 1 escadron de train des équipages, 1 section d’infirmiers, 1 état-major, général corps d’armée est le général division, commandant un corps d’armée. Liseré blanc au-dessus de ses deux rangées de chêne.
État-major corps d’armée : général de brigade, chef d’état-major du corps d’armée.
Un état-major d’artillerie et de génie avec un général à la tête.
Enfin, en plus, état-major de division et brigade.
Le Directeur de service de santé du corps de l’intendance a le grade de général.
Arme : l’ensemble des combattants qui ont la même manière de combattre.
Armées : inf., car., artel., génie, train, aviation.
Subdivisions d’armes : infanterie de ligne — chasseurs à pied — zouaves — infanterie légère — tirailleurs — régiments étrangers — hussards et chasseurs (cavalerie légère) — dragons (cavalerie réserve ou grosse) — spahis et chasseurs d’Afrique — compagnies de remonte.
6 compagnies dans un bataillon chasseurs ; 173 régiments — 31 chasseurs — 4 zouaves — 9 tirailleurs — 2 étrangers et 5 d’infanterie légère.
L’état-major du régiment comprend un colonel, un chef de corps, 2 lieutenants-colonels, un chef de bataillon major qui dirige l’administration. Un capitaine adjudant au colonel qui commande la compagnie hors rang. Un capitaine trésorier, un capitaine chargé du matériel et un lieutenant adjoint, un chef de musique et un médecin-chef. Enfin, l’officier porte-drapeau.
L’état-major du bataillon comprend un chef de bataillon, un capitaine, un adjudant-major, un adjudant-chef par bataillon chargé des écritures du bataillon.
La Compagnie comprend un capitaine et deux lieutenants, un adjudant-sergent-major-fourrier, 7 sergents et 16 caporaux.
140 hommes au minimum par compagnie, 200 hommes dans l’Est. On a créé des régiments de réserve au moment de la mobilisation. On ajoute 200 au chiffre du régiment.
Ces régiments de réserve sont à deux bataillons et commandés par un lieutenant-colonel.
La Cavalerie comprend 4 escadrons plus un au dépôt, avec un effectif de 740 hommes. L’escadron est commandé par un capitaine commandant et avec un capitaine en second et 4 lieutenants commandant 4 pelotons.
Le chef d’escadron à quatre galons commande deux escadrons = 1/2 régiment.
Chaque corps d’armée a un régiment de cavalerie légère et parfois deux ou trois.
Il y a des divisions de cavalerie indépendantes au nombre de dix. Ces divisions sont de trois brigades. On rattache à ces brigades une batterie à cheval et un groupe cycliste.
12 régiments cuirassiers, 32 dragons, 23 de chasseurs, 14 de hussards, 4 chasseurs d’Afrique et 6 de spahis, 4 de cavalerie de remonte.
L’escadron de dépôt nourrit les chevaux pour remplacer ceux tués à l’ennemi.
Artillerie : 1) A pied, défense des places. 2) Artilleries des côtes. 3) De campagne. 4) De montagne.
L’artillerie comprend une brigade par corps d’armée à trois régiments. 1 à chaque division plus 1 régiment d’artillerie corps à un groupe de plus. C’est là que sont les 155e.
1 régiment d’artillerie comprend trois groupes, chaque groupe a 8 batteries à 4 pièces.
Capitaine de batterie avec deux lieutenants et deux chefs de pièce (adjudant et maréchal des logis-chef), officier de réserve, agent de liaison entre chef batterie et colonel.
Train des équipages : transport des substances, campement, poste, conduite des parcs de génie. Enfin, corps spéciaux = gendarmerie, départementale, républicaine, coloniale, douaniers, forestiers, pompiers de Paris.
Leçon prochaine : Mobilisation.

Notes sur l’instruction tactique du tireur
1°) Action passe avant protection
2°) Action tue la peur
3°) Visibilité attire le feu
Donc, avant tout, l’action, c’est-à-dire voir, de porter en avant — puis la protection. De ces principes découle tout naturellement l’utilisation du terrain pour voir, marcher, tirer, s’abriter.
1°) Utilisation terrain pour voir (sans être vu) : observer l’adversaire, faire recours du terrain, en avant, à trois, à gauche, en arrière.
2°) Utilisation terrain pour marcher : choix d’un couvert à atteindre et d’un cheminement à suivre. (Où aller ? Par où aller ?)
Le but : a) de gagner le plus de terrain possible en avant, sans tirer ; b) de produire surprise.
Dès 400 m, on est vulnérable, traverser vite par bonds petits pour diminuer l’essoufflement. Donc, ne pas quitter un abri sans savoir vers quel autre abri se diriger par quel chemin et à quelle allure.
3°) Utilisation terrain pour tirer : a) voir. b) pouvoir se porter en avant. c) voir sans être vu, c’est-à-dire chercher à s’abriter. d) trouver un appui. e) se tenir très prêt de l’abri. f) se découvrir le moins possible pendant l’exécution du tir. g) s’abriter complètement dès que le feu cesse..
4°) Utilisation terrain s’abriter : réagir contre la tendance du soldat à adhérer au sol. Faire comprendre qu’un abri n’a qu’une valeur relative et momentanée et qu’il ne faut pas hésiter à le quitter pour accomplir sa mission.
Pénétration des projectiles.
Balles du fusil : arbres, abri incertain. Couverts, étendus, permettent à l’homme de tirer sans craindre riposte. Une levée de terre de 80 m protège, tout comme 1,60 m de neige, 0,60 m de bois, 0,30 m de cailloux, 0,15 m en pierre dure, 0,004 m en acier.
Pénétration des éclats d’artillerie
Les éclats ricochent sous un angle de 27°. 0,70 m de terre, abri léger suffit pour arrêter les éclats obliques. Les éclats directs des projectiles fusants sont arrêtés par 0,40 m de terre, 0,5 m de bois, une épaisseur de briques.
Un obus à balles tiré percutant traverse 0,50 m de terre sur les palissades, il ne détruit que le point touché. Le parapet d’une tranchée arrête les balles et les éclats de l’obus à balles. Il faut un minimum de 5 projectiles pour tuer un homme dans une tranchée ébauchée. Un havresac chargé résiste aux shrapnels (obus à balles).

Notes diverses
1°) se présenter aux officiers par l’intermédiaire de son capitaine ou colonel.
2°) fouiller son capitaine, si on vient à le remplacer sur le champ de bataille.
3°) Tuer soldat qui rouspète.
4°) attaquer pont peu défendu par fantassins à la baïonnette.
5°) ne pas faire donner toute sa troupe contre un pont à enlever, mais en envoyer une partie sur les côtés tourner la position.
6°) placer ses postes à la Bugeaud : 6 hommes dont un en sentinelle pas très loin.
7°) quand on fractionne sa section, garder patrouilleurs et sentinelles dans les autres escouades.
8°) ligne de 1/2 sections à 15 pas ; 1ère 1/2 section de base marche ; ligne de 1/2 sections par deux, 1ère 1/2 section de base marche. Ligne d’escouade par 1, à 15 pas, 1ère escouade de base marche.
Ordre d’escouade : — 4.3.1.2.
Ordre : face à gauche en tirailleurs et feu à volonté ou à répétition plutôt contre cavalerie qui débouche..
Notes :
1°) marche en tirailleurs en sortant d’un bois. D’abord une patrouille qui s’avance, homme par homme, en rampant. Puis, diviser la section en 1/2 et faire avancer chaque 1/2 section séparément par bonds en tirailleurs. Une section fait un bond tandis que l’autre exécute un feu. Puis, les deux 1/2 sections se réunissent et pas de charge et à la baïonnette.
2°) gravir une crête et les hommes s’arrêtent en se cachant, le chef seul regarde par dessus.
3°) pour défendre un bois, laisser des yeux en avant dans les tranchées, et tandis que l’artillerie ennemie bat et tire, laisser sa troupe 80 m derrière la lisière.
Ne pas disperser ses hommes sur tout le front, les grouper par paquets.
Ne pas placer les sections de réserve dans le chemin transversal du bois. Placer ses fils de fer devant soi.
En plaine, ne pas fortifier un champ déjà fortifié de lui-même comme un champ de betteraves. Fortifier le terrain qui suit. Ça fera deux zones difficiles à traverser. Préparer une ligne de retraite avec fil de fer si possible, mais se ménager dans cette barrière une ouverture secrète.
4°) contre un aéroplane, tirer à 1 longueur en avant ; contre un dirigeable, 1/2 longueur.
Notes
1°) marche dans un bois : par 1/2 sections, à 20 pas d’intervalle, et par deux, on traverse les chemins en courant. 2 agents de liaison entre les 2 1/2 sections patrouilleurs en avant, tous baïonnette au canon. Marche avec la boussole comme directrice.
2°) marche dans les champs par escouades par 1 à 15 pas. Sur la route, 2 escouades de chaque côté.

2e semaine du 16 au 21 novembre.

Lundi
7 h 15-8 h : explication de théories le lundi et mardi par le Lieutenant L’Heureux.
8 h-8 h15 : gym sans armes.
8 h 30-9 h30 : étude et récitation de théories.
12 h à 16 h : tir à Pontlieue à 12 h 45. Organisation de la lisière d’un bois. Formations diverses. Marches sous bois. Liaisons.
Mardi
7 h 15-8 h : conférence du Lieutenant Godet (mobilisation).
8 h-8 h15 : gym sans armes.
8 h 30-9 h30 : étude et récitation de théories.
12 h à 16 h : petits postes vers Croix Georgette. Croquis d’installation. Liaison.
Mercredi
7 h 15-8 h : explication de théories par Chaumontel et conférence sur le tir.
8 h-8 h15 : gym sans armes.
8 h 30-9 h30 : étude et récitation de théories.
12 h à 16 h : marche manœuvre avec dépôts du 117e.
Jeudi
7 h 15-8 h : conférence par L’Heureux sur la topographie.
8 h-8 h15 : gym sans armes.
8 h 30-9 h30 : étude et récitation de théories.
12 h à 16 h : tir à 12 h 45. Exécution d’une tranchée. Appréciation des distances. Exercices de combat.
Vendredi
7 h 15-8 h : explication des théories du vendredi et samedi par Godet.
8 h-8 h15 : gym sans armes.
8 h 39-9 h30 : étude et récitation de théories.
12 h à 16 h : cantonnement. Marche à travers la forêt. Manœuvre.
Samedi
7 h 15-8 h : vaccination.
8 h-8 h15 : gym sans armes.
8 h 30-9 h30 : étude et récitation de théories.
12 h à 16 h : 3 h 15 Conférence de Chaumontel.

Lundi : titre 3 (école section), art 2.3.4.
Mardi : titre 3 (art 5 jusqu’aux feux).
Mercredi : tir (définition, 1ère partie (art 32 à 35). 2e partie (art 41 à 45).
Jeudi : service de place : 357 à 388 et 90.
Vendredi : service camp. Titre 4. 28 à 32 (sûreté en station) 91 à 96.
Samedi : service camp. 32 à 35 (sûreté en station).

 Devoir : carte du Mans vers la Chapelle St-Aubin.

 Notes
1) pour faire une tranchée : 1 m, un homme tire, l’autre construit ; creuser en longueur ; chercher des appuis pour tirer ; se faire une meurtrière dans le masque individuel.
2) un petit poste ne doit pas venir au secours d’un autre attaqué ; l’aider seulement de ses feux ; se replier par échelons ; 1/2 section tire et l’autre 1/2 recule.

Conférence sur le Tir par de Chaumontel
Dois-je tirer ? Puis-je tirer ?
À 400 m, il faut pour tirer :
un homme debout  : 15 cartouches
un homme à genou : 16 cartouches
un homme couché : 27 cartouches
cavalier : 7 cartouches
groupe de 4 hommes : on est à peu près sûr de tuer un homme sur les quatre à 600 m
À 600 m, il faut pour tirer :
37 cartouches pour 5 hommes debout
42 cartouches pour un homme à genou
71 cartouches pour un homme couché
17 cartouches sur un cavalier
10 cartouches sur un groupe de 4 hommes.
Donc, consommation énorme de cartouches.
Déviation suivant la marche :
Homme : 95 cm à 400 m.
Cavalier au pas : 1,20 m ; au galop 4,40 m.
Il faut viser à 1 m ou 4 m du but. Vent faible donne à 400 m une déviation de 50 cm environ. Fort vent = déviation de 80 cm.
Deux sons pour coup de feu :
D’abord un claquement de balle, son strident. Puis son bien plus sourd, c’est l’explosion.
Il faut tenir compte seulement du son sourd et non pas du son strident pour avoir la direction d’où part le coup (le claquement sec provient des molécules d’air qui comblent le vide fait derrière le culot de la balle qui sort très vite).
Appréciation des distances par la mensuration des pas.
Appréciation par la hauteur des objets.
Pour apprécier X, il faut savoir la hauteur de l’objectif O.

 

 

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