Oraison funèbre de Marian Zaleski

Le 17 mai 1907, Saintes, Charente-Inférieure

La mort inexorablement frappe impitoyablement dans nos rangs ; mais elle est surtout cruelle quand elle prive sept enfants d’un père justement aimé. Tu étais, en effet, mon cher Zaleski, un père tendre, bon, aux petits soins de tous les tiens, songeant à leur avenir que tu préparais avec la grande sollicitude. Hélas ! Tu ne verras pas le fruit du grain que tu as semé, et tu laisses après toi tes enfants l’exemple d’un honnête homme qu’ils auront à cœur de suivre.

Depuis 26 ans que tu travaillais au réseau des chemins de fer de l’État, tu as instruit un nombre important de mécaniciens, qu’eux aussi conserveront un heureux souvenir de ton amabilité et de tes bons conseils.

Aimant particulièrement ta famille, tu avais pour tes frères une affection bien sincère qu’ils te rendent. Doués eux-mêmes d’un cœur excellent, ils sauront te remplacer auprès de tes enfants, continuant tes conseils et tes soins pour en faire des hommes sérieux.

Ta fille aînée qui, après la mort de sa mère, élevait sous ta direction ses jeunes frères saura continuer sa tâche généreuse et conserver dans le cœur de tes enfants ton tendre souvenir.

Au nom de tes camarades de l’École (polonaise), qui ont conservé de toi les meilleures impressions du jeune âge, au nom de tes compagnons du travail qui regardent attristés ta place vide, je te dis un dernier adieu, repose en paix.

Léopold Galewoski

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